La place renforcée de la RSE  dans la notation Transparence est une opportunité pour les entreprises cotées d’initier une réflexion plus stratégique autour de leurs enjeux RSE. Considéré hier comme une contrainte, le reporting social et environnemental réglementaire a permis aux entreprises cotées de faire de la RSE un levier de performance globale.

Indiscutablement, le dispositif règlementaire français a contribué à l’amélioration de la communication extra-financière des entreprises. Soucieuses d’appliquer au départ, la structure dictée par l’article 225 de la loi Grenelle 2 organisée autour de trois piliers et 42 critères, les entreprises se sont au fil des ans appropriée cette obligation et ont su faire de leur rapport RSE un outil de pilotage en lien avec leur stratégie et leur business model.

Une démarche plus stratégique

Si les démarches RSE des émetteurs ont gagné en pertinence, c’est en partie grâce à la progression des analyses de matérialité. Cet outil de plus en plus répandu, consiste à identifier les informations importantes pour les parties prenantes et ayant des impacts significatifs sur l’activité de l’entreprise. Certes, des leviers de progrès persistent. Les approches méthodologiques et la diffusion des résultats de cette analyse doivent encore être améliorées.

Les émetteurs ont aussi pris la mesure de l’importance de dialoguer avec leurs parties prenantes clés. Les principes et modalités de dialogue sont de plus en plus structurés et illustrent leur volonté d’interagir avec leur écosystème et de co-construire des projets ayant une portée sociétale innovante.

Ces évolutions ont conduit les entreprises à réorganiser l’information autour de leurs priorités et à se détacher progressivement de la liste « à la Prévert » proposée par le décret d’application. Cette lecture plus pertinente permet au lecteur de faire le lien entre performance et responsabilité. Bel place par exemple l’éthique des affaires et l’alimentation durable au cœur de ses priorités dans le chapitre RSE de son document de référence. L’immobilier responsable irrigue l’ensemble de la démarche du reporting extra financier de Gecina. Une tendance qui conduit naturellement les émetteurs à publier une grille de correspondance, attestant de la présence de l’ensemble thématiques réglementaires.

Valoriser les bonnes pratiques

Labrador a souhaité valoriser les efforts de transparence et de pédagogie des émetteurs en matière d’information extra financière. De nouveaux critères RSE ont été introduits dans le cadre des Grands Prix de la Transparence que nous remettons chaque année¹. La matrice de matérialité, la cartographie des parties prenantes, le tableau de bord de pilotage de la démarche, la présence d’une charte éthique ou d’un code de déontologie …figurent parmi les nouveaux critères adoptés par le Comité Scientifique il y a quelques semaines². Rendez vous le 4 octobre prochain pour connaître les lauréats !

Sandrine L’Herminier

Directrice du Pôle RSE – Labrador Conseil

¹ Les Grands Prix de la Transparence récompensent chaque année la qualité de l’information réglementée des sociétés de droit français du SBF120.
² Voir communiqué de presse du 28 juin 2016.