Vous souhaitez animer la conversation dans les dîners en ville ? Lancez le débat : électronique vs papier : qui consomme le plus ? Il y a fort à parier que les convives voteront pour le document papier. Labrador s’est plié à l’exercice en réalisant une simulation sur le document de référence. Le résultat vous donnera quelques éléments pour combattre certaines idées reçues.

En prélude
Nos équipes Conseil et DSI se sont prêtées à cet exercice – intellectuel plus que mathématique – pour comparer ce qui n’est pas vraiment comparable. Les données sont fournies à titre indicatif, pour nourrir vos réflexions. Nos hypothèses de travail :
Année 1 :
– Papier : Document de 100 pages, imprimé en 100 exemplaires, livrés à 100km.
– Digital : 100 téléchargements, 100h d’affichage écran, hébergé 12 mois.
– Vidéo : 30 secondes, visionnée 100 fois, hébergée 12 mois.
Année 2 :
– Papier : RAS
– Digital : 2 téléchargements, durée à l’écran 2H, hébergement 12 mois.
– Vidéo : visionnée 2 fois, hébergée 12 mois.

Empreintes environnementales comparées d’un document Papier et de son pendant numérique.

  • Le papier consomme majoritairement de l’énergie au début de son « cycle de vie ». La fabrication, l’impression du document et surtout son mode d’approvisionnement c’est à dire le transport et la livraison jusqu’au dernier kilomètre parcouru sont très « émetteurs » de Co2. En revanche, une fois que vous tenez le document entre vos mains, son empreinte carbone sera quasi nulle sur le long terme.
  • Le digital à l’inverse, consomme de l’énergie toute sa vie ! Hébergement, téléchargement, consultation, stockage…sont des opérations qui pèsent sur la facture énergétique et qui se renouvellent chaque année. Or la durée légale de l’archivage d’un document règlementé est de 10 ans. Et cette tendance n’est pas prête de s’inverser. A l’heure de l’accès à l’information et de la multiplicité des données, le stockage des datas devient un véritable enjeu énergétique. Pour faire face à cette consommation croissante, des serveurs « green » commencent à apparaître mais le parc se renouvelle lentement.
  • Dernier point : si vous souhaitez utiliser la vidéo pour rendre une partie de ce document plus interactif et partager la consultation, vous constaterez que la facture grimpe encore plus vite. Ici encore la réalisation, la compression et l’hébergement de ce type de support sont très consommateurs d’énergie.

Résultat du match ?

Difficile de trancher car ces supports sont indispensables et complémentaires. D’après les experts d’EcoAct, acteur de référence de la décarbonisation des entreprises, tout repose sur le temps de lecture. Au delà de 12 minutes de visionnage d’un document sur écran, la version papier est plus écologique ! Au final, le meilleur moyen de faire baisser la facture énergétique reste de faire évoluer nos pratiques et nos comportements. Sobriété et bon sens sont de mise quel que soit le document utilisé.

Sandrine L’Herminier

Directrice du pôle RSE – Labrador Conseil