Ethique et réputation : c’est le thème de la soirée retenu par Labrador pour cette 8ème édition des Grands Prix de la Transparence. Le sujet vient à point nommé alors que la Loi Sapin 2 impose aux émetteurs de nouvelles obligations. Un contexte qui a conduit Labrador à innover à travers deux initiatives : la réalisation de la première étude de réputation du SBF 120 autour des enjeux de gouvernance et d’éthique et la remise du Grand Prix de la Charte Ethique.

Deux lauréats se distinguent notamment pour cette édition 2017. Valeo reçoit le Grand Prix de la Transparence toutes catégories et L’Oréal remporte le premier Grand Prix de la charte éthique. Deux profils d’entreprises bien différents qui poursuivent un même objectif : proposer une information règlementaire financière et extra financière plus claire et plus accessible pour conserver la confiance des investisseurs et de la société en général.

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Progrès continus

C’est un fait : depuis quelques années, l’information financière et extra financière n’a cessé de s’améliorer. Elle est plus accessible : 4,5 minutes, c’est le temps estimé d’un étudiant pour trouver 15 informations clés dans un document de référence (vs 20 mn en 2010). Les entreprises publient plus tôt et plus vite (3 jours entre la version française et anglaise d’un document vs 49 jours en 2010). L’information est plus complète (57% des entreprises intègrent une présentation institutionnelle synthétique) et plus lisible (34 illustrations graphiques vs 5 en 2010 dans un document de référence). « Depuis la première année de l’étude Labrador, les émetteurs ont déplacé des montagnes d’opacité » se félicite Laurent Rouyrès, Président de Labrador qui rappelle que ces efforts ne sont limités pas au SBF 120 mais qu’ils sont aujourd’hui érigés en standard de place.

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Nouveaux challenges

Relever chaque année le niveau d’exigence : c’est aussi l’objectif de ces Grands Prix. C’est précisément la mission du Comité Scientifique, constitué d’experts indépendants qui valident l’entrée de nouveaux critères (158 en 2017 vs 40 en 2009) dans l’analyse des supports d’information. Cette année, Véronique Magnier, directeur de l’Institut Droit Ethique Patrimoine, a rejoint le Comité et apportera un éclairage intéressant sur la question de l’éthique dans l’entreprise. Ici encore les leviers de progrès sont nombreux. Peu d’entreprises du panel (9,4%) présentent dans leur charte éthique des cas pratiques pour aider les collaborateurs à adopter les bons comportements et rares sont celles qui affichent une gouvernance structurée dans ce domaine.

Or l’enjeu est de taille car il s’agit pour les émetteurs de démontrer que l’éthique n’est plus une mode pour le management mais bien un mode de management.

Transparence

Sandrine L’Herminier

Directrice du pôle RSE – Labrador Conseil