Un groupe de travail d’une quinzaine d’investisseurs et d’analystes s’est constitué à l’initiative de Labrador pour partager leurs expériences d’utilisateurs de l’information et relayer les meilleures pratiques. Après avoir travaillé cet été sur les slides de présentation de résultats, le groupe de réflexion planchera avant la fin de l’année sur l’évolution du document de référence et la mise en place du rapport intégré.

Le groupe de travail*, réuni pour la première fois début juin, a vocation à se retrouver chaque trimestre. Son objectif est clair : faciliter les prises de décision côté investisseurs et améliorer la perception par le marché des émetteurs, en relayant et anticipant mieux les besoins spécifiques des utilisateurs. Le bilan** de cette première session sur la thématique des présentations de résultats :

La nécessaire adaptation des présentations aux exigences des investisseurs

Avec comme point de départ un constat partagé par tous : si les investisseurs sont de plus en plus exigeants, les émetteurs reconnaissent eux-mêmes qu’ils sont préoccupés ou insatisfaits de la qualité de leurs slides. Les membres du groupe de travail se sont donc posés dans un premier temps les questions suivantes : Mais qu’attendent effectivement les analystes et les gérants ? Quelles modifications proposent-ils ? Quels sont les meilleurs élèves de la Place ?

Ils se sont appuyés sur les conclusions d’interviews d’analystes et de gérants réalisées par Labrador. Premier constat : pour la prise de décision, les présentations de résultats sont le support plébiscité à l’unanimité, devant le document de référence et les communiqués de presse (89 %), les rapports RSE et intégrés étant moins consultés. Les investisseurs y recherchent avant tout une information précise, complète, sincère, cohérente d’une année sur l’autre ou d’un document à l’autre, facile d’accès, et  prospective. Lors de la présentation, les analystes et gérants sont particulièrement soucieux d’avoir des réponses à leurs questions. Ils estiment souvent que l’orateur n’est pas assez convaincant et se plaignent de ne pas avoir assez d’éléments prospectifs. Conclusion : un quart des investisseurs s’ennuie lors de la présentation,  patientant jusqu’à la session de questions / réponses, tandis qu’un tiers estime qu’assister à la présentation ne favorise pas leur prise de décision !

Une information transparente, homogène et constante dans le temps

D’ailleurs, la partie stratégie et perspectives est la plus importante pour 70 % des investisseurs, loin devant la partie financière (20 %) qu’ils ont déjà analysée via le communiqué de presse de la veille. Les lecteurs souhaitent que la structure de la présentation et le choix des indicateurs restent stables dans le temps, pour faciliter la comparabilité et l’analyse d’une année sur l’autre. Toujours plus exigeants, ils attendent plus de détails, notamment en matière de  gouvernance et de marché, sans oublier les éléments de financement, et une définition plus précise des indicateurs de performance non IFRS. Ils sont par ailleurs très intéressés par les annexes fournies, elles sont systématiquement consultées car elles adressent leurs prismes d’analyses spécifiques. Sur la forme, la présentation ne doit pas dépasser trois quarts d’heures, soit une trentaine de slides, pour laisser au moins un quart d’heure aux questions/réponses.

Dans un second temps, Labrador a dévoilé en avant-première l’offre slide sur laquelle il travaille, afin d’en valider les principales idées auprès de ces grands lecteurs. Le groupe de travail a ensuite étudié dans le détail la structure de la présentation (hiérarchisation, annexes…), le contenu de l’information (indicateurs financiers, perspectives…) et l’efficacité des différents médias utilisés (support papier, présentation projetée, qualité de l’orateur). Plusieurs conclusions et recommandations ont émergé, toutes dans le sens d’une information transparente, homogène et constante dans le temps, gage d’une meilleure valorisation de l’entreprise.

Le « User Group » ne compte pas en rester là. D’ici à la fin de l’année 2016, il réfléchira aux évolutions du document de référence, puis planchera sur le rapport intégré. Des avancées à suivre de près à la rentrée …

Thomas Fenin

*Les Membres du « User Group »  au 12 juillet :
Philippe Allamel, SFAF, Directeur département émetteurs
Michael Beucher, Crédit Agricole SA, Senior Advisor, Senior Industry Analyst
François Digard, Natixis, COO of Global Market Research
Olivia Flahaut, associée, OFG Recherche
Valérie Gadon, Groupama AM, Analyste financier buy side crédit et action, consumer goods
Michael Herskovich, BNP Paribas AM, Responsable de la Gouvernance
Carole Imbert, Schelcher Prince, Responsable de la Recherche
Andrzej Kawalec, Moneta AM, Analyste Financier
Valérie Lefebvre, Natixis AM, Gérante Small Mid Caps France
Martine Leonard, CM-CIC AM, Responsable du SRI
Jean-Pierre Mariaud, CM-CIC AM, Responsable Gestion Actions Small Mid Caps Europe
Jean-Marc Maringe, AXA IM, Responsable du SRI
Olivier Moral, HSBC, Directeur, Recherche Secteurs Media et Satellites Europe
Laurent Pancé, Palatine AM, Gérant
Claire Philippon, Administratrice de sociétés (ex-CCR AM, gérante)

** Le contenu précis des travaux du User Group sera disponible pour les clients Labrador (sur demande auprès du département Conseil et Communication réglementée) et communiqué lors de prochains événements.